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Pleine lune

 

Forest full moon

 

« Ce soir sous la pleine lune

Dans le cocon des cercles protecteurs

De la forêt, des habitats, des tables aux lumières vacillantes,

Du feu central réconfortant

J’ai le sentiment de vivre pleinement.

 

Entouré d’êtres doux et paisibles,

Conviviaux et communicatifs

Je partage leur sagesse, participe à leurs échanges

Et découvre le bonheur.

 

La voute céleste comme un manteau tutélaire

Protège ce divin sanctuaire

Faisant partie de cet infiniment petit

Dans le Cosmos, source de vie et de mort.

 

J’ai l’impression de vivre un rêve

Mais tout cela semble si réel

Mon âme me rattache à la vie

Et mon être devient immortel. »

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Depositphotos

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La canopée

 

Interior of tropical rainforest in the National Park, Ecuador

 

« Sous le soleil noir des cathédrales

Sous le silence des mots murmurés

Des habitants de ces lieux protégés

La canopée suprême au biotope ensoleillé

Contraste avec ce monde touffu générateur

D’hauteurs incertaines et fragiles.

La tête levée vers les cimes impraticables

Le vertige me saisit et les repères se perdent

Vers un ailleurs incertain et troublant.

Le sol se dérobe, les branches tentaculaires

Semblent vouloir me saisir dans un flot de verdures

Comme pour m’élever vers ce pouvoir suspendu

D’un ciel désiré et régénérateur. »

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Depositphotos

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Avoriaz

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Nuages suspendus sur l’horizon lointain

Restes flamboyants du soleil qui s’éteint

Ombres et lumières colorées d’un ocre divin

Sur des restes de ciel bleu en vain

Les cimes éternelles se distinguent enfin.

La vallée disparait dans les brumes soudain

Engloutissant hameaux et villages du bassin.

Sous son manteau de neige découpé de sapins

Avoriaz paisiblement s’offre à la nuit, c’est divin.

 

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©jlpelissier

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Les restes du passé

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Les objets et les choses accumulées

Construisent petit à petit le passé

Sentinelles d’instants temps oubliés

Ils refont l’histoire des gens fatigués

Un vieil homme au regard épuisé

Tient dans sa main des cônes en papier

Restes de tabac cubain ramassés

Dans l’attente de quelques pesos espérés.

 

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

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LibertéCascade 2

 

Choses utiles, inutiles

Gens savants, stériles

Vie sans gloire, gentille

De l’importance servile

Qu’en est-il ?

Pour vivre, que faut-il ?

Succès, gloire, argent, futiles !

Passion, bonheur, une île ?

Je ne sais dit-il.

« Dis Monsieur, dessines moi un mouton  » écrivait Saint Exupéry

En fait je prends l’île

Un monde sans ville

Vie libre et tranquille

Ou allongé et paisible

Mes yeux sous leurs cils

Se fermeront à jamais dans l’île.

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Inconnue

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 Nager avec les piranhas

nager avec les piranhas

Nager avec les piranhas, un livre à lire absolument.
Michel Onfray met en lumière, encore une fois, les aberrations du système jacobin.

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« Il s’est enfoncé dans la région de Guyane où vit le peuple amérindien des Wayanas. Cette population, installée sur les rives de cours d’eau, est menacée de destruction par la pénétration des instruments de la modernité occidentale. Dans cet immense territoire, la France impose une loi jacobine qui ne correspond à aucune réalité locale. Ainsi, les peuples dits premiers sont, par la faute de l’électricité, d’Internet, de la télévision et du centralisme républicain, devenus des peuples derniers. Ils ont perdu jusqu’à la mémoire de leurs pratiques de pêche et de chasse. Le phénomène des suicides d’enfants qui se multiplient là-bas en est une des terribles conséquences. Nager avec les piranhas poursuit brillamment la réflexion que Michel Onfray mène depuis plusieurs années sur la manière dont les civilisations prospèrent sur les décombres de celles qui les ont précédées, avant de mourir à leur tour inéluctablement. »

Et notre gouvernement jacobin persiste et signe la mort d’un peuple et de sa culture.

Texte ©Michel Onfray

Source Image inconnue

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Les formes du temps de Michel Onfray

Ou l’on apprend

« qu’avant toute vie rampante ou marchante, la pierre exprime le présence, ce que les philosophes appellent la pure présence du monde. Aveugle et dépourvue de conscience, sommaire dans sa vitalité et son énergie, la pierre contribue à une grammaire, une  syntaxe qui permettent un style, ce qu’en d’autres termes on appelle le terroir. Les concrétions minérales sont un vocabulaire, les formes pierreuses, une étymologie, le sol , une langue… »

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« La Volonté de puissance ne désigne pas seulement chez Nietzsche une velléité de pouvoir, mais la force humaine la plus importante, plus forte que la volonté de vie. Elle est ainsi parfois désignée par Nietzsche comme l’essence de l’être ou l’essence de la vie. »

Mise en forme ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

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1962-katia-1963

Méditation

 

« Posture sublime

Clarté des étoiles

Elle médite »

 

Ou l’on apprend que le Haiku, petit poème japonais attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694), apporte la douceur de vivre et emporte celui qui ci adonne dans une méditation active.

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

 

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 Paul Gauguin – Upaupa (Tahitian Dance), 1891

Essai sur l’exotisme

Ou l’on apprend qu’à sa mort, en 1919, l’énigmatique Victor Segalen n’avait publié que trois ouvrages – Les Immémoriaux, Stèles et Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d’une œuvre qui, paradoxalement, restait à venir.

Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l’exotisme fait partie d’un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d’exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l’exotisme, c’est d’abord une catégorie de la sensibilité qui permet de  » percevoir le divers « . Et l’exotisme, c’est l’art, subtil, d’accéder à l’autre. Or, au début de ce siècle, à l’heure de l’universalisme colonial, rien n’est moins  » politiquement correct  » que de tels propos. Aujourd’hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable  » bréviaire de la différence  » qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d’ethnologie. »

 

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Sibylinne

Belle androgyne ambiguë
À grâce et candeur mêlées
Oh belle et fière ingénue
Vêtue d’une parure étoilée
Volontaire est ton regard
Comme ton maintien altier
Ils expriment tous deux sans fard
Tes prophéties réalisées
Les paroles sibyllines
D’une prêtresse antique.

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Washington Douglas Alves

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