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Category Archives: Etat d’âme

Avoriaz

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Nuages suspendus sur l’horizon lointain

Restes flamboyants du soleil qui s’éteint

Ombres et lumières colorées d’un ocre divin

Sur des restes de ciel bleu en vain

Les cimes éternelles se distinguent enfin.

La vallée disparait dans les brumes soudain

Engloutissant hameaux et villages du bassin.

Sous son manteau de neige découpé de sapins

Avoriaz paisiblement s’offre à la nuit, c’est divin.

@ jlpelissier

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Les restes du passé

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Les objets et les choses accumulées

Construisent petit à petit le passé

Sentinelles d’instants temps oubliés

Ils refont l’histoire des gens fatigués

Un vieil homme au regard épuisé

Tient dans sa main des cônes en papier

Restes de tabac cubain ramassés

Dans l’attente de quelques pesos espérés.

@ jlpelissier

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Une ÎleCascade 2

 

Choses utiles, inutiles

Gens savants, stériles

Vie sans gloire, gentille

De l’importance servile

Qu’en est-il ?

Pour vivre, que faut-il ?

Succès, gloire, argent, futiles

Passion, bonheur, une île ?

Je ne sais dit-il.

« dis Monsieur dessines moi un mouton « 

En fait je prends l’île

Un monde sans ville

Vie libre et tranquille

Ou allongé et paisible

Mes yeux sous leurs cils

Se fermeront à jamais dans l’île.

@ jlpelissier

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 Nager avec les piranhas

nager avec les piranhas

Nager avec les piranhas, un livre à lire absolument.
Michel Onfray met en lumière, encore une fois, les aberrations du système jacobin.

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« Il s’est enfoncé dans la région de Guyane où vit le peuple amérindien des Wayanas. Cette population, installée sur les rives de cours d’eau, est menacée de destruction par la pénétration des instruments de la modernité occidentale. Dans cet immense territoire, la France impose une loi jacobine qui ne correspond à aucune réalité locale. Ainsi, les peuples dits premiers sont, par la faute de l’électricité, d’Internet, de la télévision et du centralisme républicain, devenus des peuples derniers. Ils ont perdu jusqu’à la mémoire de leurs pratiques de pêche et de chasse. Le phénomène des suicides d’enfants qui se multiplient là-bas en est une des terribles conséquences. Nager avec les piranhas poursuit brillamment la réflexion que Michel Onfray mène depuis plusieurs années sur la manière dont les civilisations prospèrent sur les décombres de celles qui les ont précédées, avant de mourir à leur tour inéluctablement. »

Et notre gouvernement jacobin persiste et signe la mort d’un peuple et de sa culture.

Les formes du temps de Michel Onfray

Ou l’on apprend

« qu’avant toute vie rampante ou marchante, la pierre exprime le présence, ce que les philosophes appellent la pure présence du monde. Aveugle et dépourvue de conscience, sommaire dans sa vitalité et son énergie, la pierre contribue à une grammaire, une  syntaxe qui permettent un style, ce qu’en d’autres termes on appelle le terroir. Les concrétions minérales sont un vocabulaire, les formes pierreuses, une étymologie, le sol , une langue… »

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« La Volonté de puissance ne désigne pas seulement chez Nietzsche une velléité de pouvoir, mais la force humaine la plus importante, plus forte que la volonté de vie. Elle est ainsi parfois désignée par Nietzsche comme l’essence de l’être ou l’essence de la vie. »

 

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Méditation

 

« Posture sublime

Clarté des étoiles

Elle médite »

©jlpelissier

 

 

Ou l’on apprend que le Haiku, petit poème japonais attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694), apporte la douceur de vivre et emporte celui qui ci adonne dans une méditation active.

 

 

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img_2560 Paul Gauguin – Upaupa (Tahitian Dance), 1891

 

Essai sur l’exotisme

Ou l’on apprend qu’à sa mort, en 1919, l’énigmatique Victor Segalen n’avait publié que trois ouvrages – Les Immémoriaux, Stèles et Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d’une œuvre qui, paradoxalement, restait à venir.

Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l’exotisme fait partie d’un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d’exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l’exotisme, c’est d’abord une catégorie de la sensibilité qui permet de  » percevoir le divers « . Et l’exotisme, c’est l’art, subtil, d’accéder à l’autre. Or, au début de ce siècle, à l’heure de l’universalisme colonial, rien n’est moins  » politiquement correct  » que de tels propos. Aujourd’hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable  » bréviaire de la différence  » qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d’ethnologie. »

 

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Lentement

Insidieusement

Le mal progresse.

J’oublie le passé

Le présent est présent

Qui nait et renaît

Sans vision d’avenir.

Vivre l’instant

Est l’unique bonheur

Ah la bonne heure !

Cette heure qui passe

Et retourne dans l’oubli…

« C’est un bon jour pour mourir »

Dit le vieil indien aveugle

De Little big man

Il voit le jour à cet instant

Ou l’ombre l’enveloppe

Dans son passage diurne

Vers les rivages lunaires

D’un au delà qui n’existe pas.

Ses yeux éteints pleurent

Pour sa famille qu’il abandonne

Et s’illuminent d’une joie

Sereine laissant libre

Son espace de vie

À ceux qu’ils aiment

Au delà de tout.

©jlpélissier

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La fleur de Venice

Une fleur de Venise

Jaillissant des flammes bleues

tel un diable ironique et versatile 

projeté dans le gris des cieux

la tour de la Piazzeta dei Leocini 

nargue la tour Saint-Marc dei Venezia.

©jlpélissier

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Mer, rivages habité et sable mouillé

rivage habité...

Entre terre et mer

la vague naïve

sans en avoir l’air

balaye la rive

d’algues marines

et efface furtive

les traces sibyllines

des passants impurs.

©jlpélissier

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