Sauter la navigation

Category Archives: Etat d’âme

Mon premier roman « Sabiduria l’île de la sagesse » vient de paraître aux Éditions Sydney Laurent.

 

Dossier de presse

Présentation

En 1516, l’humaniste anglais Thomas More écrit son ouvrage majeur « Utopie ». Ce mot signifie pour lui « Nulle part  » ou « Lieu de bonheur ». Il avait imaginé l’île d’Utopie comme une contre-image positive de ce que pourrait être l’Angleterre, si elle était mieux gouvernée, à cette époque. Il indique la voie du « Bien commun », en critiquant le pouvoir, l’inégalité des richesses et l’intolérance religieuse, et en faisant l’éloge de la sagesse.

Au XIX ème siècle, Pierre-Joseph Proudhon développe sa pensée du « mutuellisme et de l’organisation coopérative » : « les relations économiques doivent être les plus égales possibles« . Il faut « lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital en l’évinçant de la vie sociale et économique » . Souvenons-nous de ses deux célèbres phrases : « la propriété, c’est le vol » « l’anarchie c’est l’ordre ».

Aujourd’hui Antonio, l’homme de ce récit, ne trouve pas le bonheur dans la société où il vit. Son mal-être le marginalise. Alors, il trouve refuge dans la contemplation de la nature. La mer et son horizon le transportent vers une île où la sagesse habite les hommes. Une île où chacune et chacun vivent unis, en paix, sans religion, sans possession, où l’homme n’est pas considéré comme la menace principale de l’avenir de la planète.

Le miracle va-t-il s’accomplir ?

 

© Deposit photo

Disponible dans les grandes librairies ou à la Fnac et Amazon.

 

Extrait

Cette route, il la faisait fréquemment, machinalement. Virages, lignes droites se succédaient. Son inconscient le guidait vers ce lieu salvateur qui lui était quotidiennement nécessaire.

Arbres et haies sauvages se partageaient les bords de la route comme pour le guider naturellement vers son but. Petit à petit, les haies se clairsemaient et les arbres sentinelles avaient disparus.

La route serpentait entre les ajoncs et les barrières de dunes, avant de devenir un chemin sableux et cahoteux. Un peu plus loin, le ciel, légèrement brumeux, décorait la mer éternelle, la plage vide et les rochers recouverts d’écume.

Debout au bord de la falaise, il regardait la mer. Cette immensité bleue parsemée de reflets argentés qui venait naturellement lécher la petite plage en contrebas. La falaise, par endroits, s’avançait dans la mer et se déchirait en créant des formes humaines :

« Cette main noire posée sur la mer

Griffait l’eau de ses doigts rocailleux,

Soumise, en réponse, la mer amère

Traçait des volutes d’écume bleues. »

Le flot succédait au jusant et envahissait l’estran. Il venait nettoyer le sable et recouvrir les rochers épars. C’était l’instant où les algues ondoyaient sur l’eau retrouvée, l’instant où le clapot tambourinait sur les coques des voiliers échoués, l’instant où les petits crustacés retrouvaient leurs logements de sable, l’instant où l’eau cristalline devenait insidieusement maîtresse du rivage par ses légères ondulations répétitives.

 

L’auteur

Jean Louis Pélissier est producteur, réalisateur et scénariste de documentaires pour les télévisions. Il est passionné par la mer, la nature et les récits d’aventures. Sa démarche, à la fois philosophique et poétique, l’amène à réfléchir sur le monde d’aujourd’hui et s’interroger sur le bien-être des femmes et des hommes qui y vivent.

L’image a pour lui une importance majeure dans le sens où elle est la source de de toutes pensées et réflexions sur la théorie de l’être. À ce titre il est aussi photographe. Durant ses voyages dans le monde entier, il privilégie la recherche de l’instant, que ce soit celui des humeurs changeantes de la nature, du signifiant des paysages urbains, des expressions des femmes et d’hommes. Sa recherche permanente de lieux magiques, de situations atypiques, révélés au gré des lumières et des atmosphères fugaces, donnent naissance à des images rares et uniques.

Ses sites

son site photo « Jean Louis Pélissier Pictures » www.jeanlouispelissier.com , son site poétique « Jlpelissier’s Blog » https://jlpelissier.com , son site littéraire www.sabiduria.fr

sources infographiques couverture et cartagraphie © Philippe Le Briquir. Portrait de l’auteur © Marie-Sophie Le Damany

La canopée

 

Interior of tropical rainforest in the National Park, Ecuador

 

« Sous le soleil noir des cathédrales

sous le silence des mots murmurés

des habitants de ces lieux protégés

la canopée suprême au biotope ensoleillé

contraste avec ce monde touffu générateur

d’hauteurs incertaines et fragiles.

La tête levée vers les cimes impraticables

le vertige me saisit et les repères se perdent

vers un ailleurs incertain et troublant.

Le sol se dérobe, les branches tentaculaires

semblent vouloir me saisir dans un flot de verdures

comme pour m’élever vers ce pouvoir suspendu

d’un ciel désiré et régénérateur. »

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Depositphotos

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

Avoriaz

arc-0004

Nuages suspendus sur l’horizon lointain

Restes flamboyants du soleil qui s’éteint

Ombres et lumières colorées d’un ocre divin

Sur des restes de ciel bleu en vain

Les cimes éternelles se distinguent enfin.

La vallée disparait dans les brumes soudain

Engloutissant hameaux et villages du bassin.

Sous son manteau de neige découpé de sapins

Avoriaz paisiblement s’offre à la nuit, c’est divin.

 

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

Les restes du passé

homme cigare_4000_NB-

Les objets et les choses accumulées

Construisent petit à petit le passé

Sentinelles d’instants temps oubliés

Ils refont l’histoire des gens fatigués

Un vieil homme au regard épuisé

Tient dans sa main des cônes en papier

Restes de tabac cubain ramassés

Dans l’attente de quelques pesos espérés.

 

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

LibertéCascade 2

 

Choses utiles, inutiles

Gens savants, stériles

Vie sans gloire, gentille

De l’importance servile

Qu’en est-il ?

Pour vivre, que faut-il ?

Succès, gloire, argent, futiles !

Passion, bonheur, une île ?

Je ne sais dit-il.

« Dis Monsieur, dessines moi un mouton  » écrivait Saint Exupéry

En fait je prends l’île

Un monde sans ville

Vie libre et tranquille

Ou allongé et paisible

Mes yeux sous leurs cils

Se fermeront à jamais dans l’île.

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Inconnue

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

Les formes du temps de Michel Onfray

Ou l’on apprend

« qu’avant toute vie rampante ou marchante, la pierre exprime le présence, ce que les philosophes appellent la pure présence du monde. Aveugle et dépourvue de conscience, sommaire dans sa vitalité et son énergie, la pierre contribue à une grammaire, une  syntaxe qui permettent un style, ce qu’en d’autres termes on appelle le terroir. Les concrétions minérales sont un vocabulaire, les formes pierreuses, une étymologie, le sol , une langue… »

2008_raz_pierre

« La Volonté de puissance ne désigne pas seulement chez Nietzsche une velléité de pouvoir, mais la force humaine la plus importante, plus forte que la volonté de vie. Elle est ainsi parfois désignée par Nietzsche comme l’essence de l’être ou l’essence de la vie. »

Mise en forme ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

1962-katia-1963

Méditation

 

« Posture sublime

Clarté des étoiles

Elle médite »

 

Ou l’on apprend que le Haiku, petit poème japonais attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694), apporte la douceur de vivre et emporte celui qui ci adonne dans une méditation active.

Texte © Jean Louis Pélissier

Source Image ©Jlpelissier

 

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

C’est un beau jour

stgille 2012_w-27201

 

Lentement

Insidieusement

Le mal progresse.

J’oublie le passé

Le présent est présent

Qui nait et renaît

Sans vision d’avenir.

Vivre l’instant

Est l’unique bonheur

Ah la bonne heure !

Cette heure qui passe

Et retourne dans l’oubli…

« C’est un bon jour pour mourir »

Dit le vieil indien aveugle

De Little big man

Il voit le jour à cet instant

Ou l’ombre l’enveloppe

Dans son passage diurne

Vers les rivages lunaires

D’un au delà qui n’existe pas.

Ses yeux éteints pleurent

Pour sa famille qu’il abandonne

Et s’illuminent d’une joie

Sereine laissant libre

Son espace de vie

À ceux qu’ils aiment

Au delà de tout.

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

 

La fleur de Venice

Une fleur de Venise

Jaillissant des flammes bleues

tel un diable ironique et versatile 

projeté dans le gris des cieux

la tour de la Piazzeta dei Leocini 

nargue la tour Saint-Marc dei Venezia.

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

Mer, rivage habité et sable mouillé

rivage habité...

Entre terre et mer

la vague naïve

sans en avoir l’air

balaye la rive

d’algues marines

et efface furtive

les traces sibyllines

des passants impurs.

 

Texte ©Jean Louis Pélissier

Source Image ©jlpelissier

Articles, textes et images protégés par le Code de la Propriété Artistique et Littéraire

 

%d blogueurs aiment cette page :